mardi 9 mars 2010

Pour une politique économique ambitieuse en Bretagne

Tribune libre à Yves Pelle, 1er adjoint d’Erquy
Candidat Parti Breton sur la liste « Nous te ferons Bretagne »


La crise qui sévit depuis 2008 a malmené beaucoup de secteurs économiques en Bretagne, bâtiment, travaux publics, automobile, agriculture, pêche…avec son cortège de disparitions d’entreprises, et de chômage. Malheureusement elle a aussi servi de révélateur de certaines faiblesses structurelles de notre économie : Absence d’anticipation des mutations, faiblesse des structures financières des entreprises, internationalisation peu engagée, industries de première transformation à faible valeur ajoutée, potentiel d’innovation insuffisant ...

La Région, qui depuis la loi d’aout 2004 « coordonne les actions de développement économique des collectivités territoriales et leurs groupements » n’a pas été à la hauteur de ce rôle en Bretagne. Prenons quelques simples illustrations :

L’innovation représente 1,64% du Produit intérieur brut (PIB), loin de l’objectif de 3% donné par l’Union Européenne à Lisbonne, situant la Bretagne seulement au 66eme rang des régions européennes ;
Les exportations des entreprises bretonnes ne représentent qu’un peu plus de 2% du total français, et nous placent à la modeste 15eme place des régions, sans progrès notable depuis plusieurs années ;
Le PIB par habitant nous situe au 139eme rang des régions européennes, ce qui nous place sous la moyenne de l’Europe, et en retrait sensible depuis 2002 ;

Ainsi force est de constater que les résultats sont bien décevants et surtout, peu encourageants pour l’avenir. La majorité sortante n’a pas pris la mesure de cet enjeu pour l’avenir de la Bretagne et on comprend qu’avec des résultats si peu flatteurs elle reste discrète sur ce sujet. Son opposition reste quant à elle fidèle à un modèle jacobin à bout de souffle.

Pour notre part, nous refusons cette double fatalité et proposons d’agir énergiquement sur plusieurs leviers :

- S’appuyer sur l’autonomie nouvellement acquise des universités bretonnes pour contractualiser sur des projets de recherche stratégiques à échelle de 5 à 10 ans : Les énergies vertes, les techniques agronomiques durables, les télécommunications, la biotechnologie.. ;

- Conduire une politique beaucoup plus ambitieuse de renforcement des fonds propres des PME/PMI pour leur donner la taille critique européenne ;

- Concentrer les programmes d’aide publique sur les entreprises disposant de centres de décision en Bretagne, notamment dans les pôles de compétitivité , et sur les PME en croissance;

- Redéfinir une politique d’internationalisation accélérée de l’économie bretonne, aujourd’hui diluée entre des acteurs qui au mieux s’ignorent, voire se concurrencent : Bretagne International et chambres consulaires.

- Réunifier la Bretagne pour faire levier sur les complémentarités de compétences évidentes des grandes villes et des bassins industriels bretons : Brest, Rennes, Nantes-Saint Nazaire, Lorient, Sant Brieuc, sur des thèmes comme les biotechnologies, le génie logiciel, les énergies marines...

- Redéfinir les priorités de la formation professionnelle, principal poste budgétaire de la Région, pour anticiper les mutations technologiques et ainsi mieux garantir la pérennité des emplois en Bretagne. ;

- Affirmer le leadership de la Région en matière de développement économique, et accroitre ses compétences pour éviter les dispersions actuelles, source de gâchis et d’émiettement d’une action inefficace entre départements, communes, groupements de communes ;

Comme le montre la récente étude de l’économiste Nicolas Bouzou (« Renforcer le rôle économique des régions »), les Régions sont le pivot du développement économique, surtout en période de crise où l’action au plus près de la réalité locale est la plus efficace. Elle montre aussi que la très faible décentralisation en France, selon le BAK Basel Economics, constitue un frein déterminant en privant cette action de moyens comparables aux grandes régions européennes. Nous partageons cette analyse et sommes convaincus que les petits pays ou les régions à forte identité ont un avantage décisif, notamment en matière de réactivité et d’agilité. Ainsi une autre étude internationale récente de Thomson Reuters sur l’excellence scientifique situe la France au 15eme rang, loin derrière la Suisse, le Danemark, l’Ecosse, la Finlande ou Israël.

Il manque en Bretagne une volonté politique d’émancipation du modèle néojacobin français qui montre pourtant toutes ses limites. L’Etat devenu impécunieux ne peut plus guère faire illusion et soutient l’économie uniquement grâce à un recours accru à un endettement qui sera très lourd de conséquences. Nous croyons qu’une autre politique est possible. Nous devons porter cette ambition pour la Bretagne, celle d’un souffle retrouvé.

Yves Pelle
1er adjoint d’Erquy
Candidat Parti Breton sur la liste « Nous te ferons Bretagne »

Bretagne et Europe : Nous te ferons Bretagne répond au questions du taurillon, le magazine eurocitoyen

A l’occasion des élections régionales, Le Taurillon interroge différents candidats sur leur vision des relations entre la collectivité régionale et l’Europe. Jacky Flippot et Emile Granville, têtes de listes de Nous te ferons Bretagne en Loire-Atlantique et en Ille-et-Vilaine, répondent aux questions du magazine européen.

La répartition des compétences entre l’Union, les États et les régions pose un certain nombre de problèmes qui portent atteinte au principe fondamental de subsidiarité. Quel est votre sentiment sur la question ?

Jacky Flippot : Nous sommes fédéralistes, et à ce titre nous prônons une répartition claire et aussi simple que possible des compétences. Il faut que les Traités européens puissent à terme établir comme les constitutions de toute Fédération une séparation claire entre les compétences exclusives de chacun et les compétences partagées.

Notre analyse est que la confusion est entretenue par l'absence d'autonomie politique des décisions européennes : la Commission est encore trop soumise au bon vouloir du Conseil et n'écoute pas assez le Parlement Européen, qui ne prend pas assez d'initiatives pour étendre ses prérogatives. Ce sont les mêmes qui sont présents devant les caméras à Bruxelles pour négocier les grands textes et qui sont chargés de les transposer, sans se priver de trainer les pieds et de ne pas endosser leurs responsabilités quand des mesures se révèlent impopulaires.
Nous concevons le principe de subsidiarité comme la nécessité d'agir à l'échelon le plus efficace.

Quels sont les atouts européens de la Bretagne ?

Jacky Flippot : Pour nous, la Bretagne est un pays résolument tourné vers l'international et c'est une excellente chose qu'il faut renforcer. La Bretagne a d’ailleurs déjà contribué à des impulsions importantes en Europe : ainsi la création de la conférence des régions périphériques maritimes (CRPM) en 1973, à laquelle a participé le Breton Joseph Martray. Ce fut pour l’un des points de départ de la politique régionale européenne, prenant en compte les écarts de développement à l’intérieur des Etats membres de l’UE, et non entre ces derniers. Et puis également le début des coopérations interrégionales, et du comité des régions (à la fondation duquel a également participé Martray). Tout cela montre que la Bretagne a une vision très ouverte de l’Europe, bien au-delà des simples négociations entre Etats.

Comment, concrètement, concevez-vous la façon dont le Conseil Régional de Bretagne, pour lequel vous êtes candidat, apportera sa part et contribuera au développement de l’Union européenne ?

Emile Granville : Nous voulons rapprocher les citoyens de l'Union Européenne, en soutenant notamment le développement des Maisons de l'Europe en Bretagne. Nous souhaitons que le Conseil Régional intervienne directement au Conseil des Ministres lorsque le sujet concerne la Bretagne. Ceci se pratique déjà en Ecosse par exemple. Le Conseil Régional doit en avoir l'ambition. Nous souhaitons aussi défendre les intérêts de la Bretagne, et donc contribuer à la construction de l'Union Européenne, par une représentation permanente à Bruxelles.
L'Union Européenne est un projet inachevé, qui se construit au niveau politique mais également dans la vie quotidienne des gens. La question de la mobilité est de ce point de vue cruciale. Le Conseil Régional doit intervenir dans les lycées pour développer les échanges intereuropéens qui sont pour le moment limité à l'aspect linguistique.
Si les citoyens à l’heure actuelle sont un peu réticents vis-à-vis de l’Europe, c’est qu’ils ne la connaissent pas. Et s’ils ne la connaissent pas, c’est parce que les hommes politiques actuels ne font pas leur travail. Au lieu d’assumer leurs décisions, ils préfèrent invoquer l’Europe comme une contrainte extérieure. Cela doit cesser! Nous souhaitons que la Bretagne soit exemplaire en terme de promotion du sentiment européen chez les Bretons. L’Europe, c’est d’abord la fraternité entre les citoyens et les peuples européens.

Pour préparer son avenir, la Bretagne et son Conseil régional ont besoin de l’Union européenne. Selon vous, en quels domaines avons-nous vraiment besoin de son aide (sur le plan financier certes mais aussi au niveau de nouvelles coordinations et politiques à créer ou à développer ?)

Emile Granville : Cela peut prendre la forme de coopérations de fait sur certains sujets ponctuels avec des régions européennes qui sont sur le plan économique mais surtout institutionnel des exemples à suivre. Nous pensons en particulier à l'Ecosse ou au Pays de Galles. D’ailleurs, la Région Bretagne a signé avec le Pays de Galles un protocole d’accord. Il conviendrait d’aller beaucoup plus loin dans la coopération, par exemple sur le plan linguistique. Le gallois et le breton sont des langues très proches, et beaucoup de personnes parlent les deux langues.
Autre domaine : les énergies renouvelables. L’Ecosse devrait produire 100% de ce qu’elle consomme en énergie renouvelable. La Bretagne a tout intérêt à travailler avec l’Ecosse sur ce point, plutôt que d’attendre des réformes improbables du côté français. Notre potentiel est important, pour les éoliennes, pour la biomasse, pour les hydroliennes. Mais il est malheureusement sous-exploité, du fait d’une gestion d’EDF uniquement axée sur le nucléaire.
Un domaine qui illustre bien la nécessité de traiter les problèmes à l'échelle européenne est la question de l'eau. L'inaction du gouvernement français qui sait pourtant depuis des années ce qu'il faut faire pour réduire le taux de nitrate est de ce point de vue symptomatique, puisque les gouvernements français successifs ont plusieurs fois été condamnés pour non respect des règles européennes.
Un autre exemple est celui des affaires maritimes : la sécurité maritime est un enjeu essentiel pour les Bretons, qui ont trop souvent été victimes des marées noires. Il est indispensable d'approfondir le système de surveillance européen en mettant en place un corps de garde côtes.
La Bretagne a besoin de l’Union Européenne pour retrouver la position centrale qu’elle a déjà occupée quand sa flotte égalait la flotte française. C’est grâce à l’Europe que nous avons des programmes de coopération avec l’Espagne, l’Irlande, et aussi la Cornouaille Britannique (programme Interreg Finistère-Cornouailles). C’est grâce à l’Europe et au lobbying breton, que nous sommes désormais reconnu comme région transfrontalière. La Manche faisant office de frontière. C’est un progrès indéniable par rapport à une vision parisianiste de « l’aménagement du territoire »

La politique régionale de l’Union européenne consacre des sommes importantes au co-financement de projets de développement en régions. Quelles seront vos priorités dans l’utilisation de ces financements européens ? Pourquoi ?

Emile Granville : Depuis 2002, le Conseil Régional d'Alsace gère les fonds européens. Ailleurs, ce sont les préfectures gouvernementales. Nous souhaitons en Bretagne pouvoir gérer l'argent du FEDER (Fonds Européen de Développement Régional), du FSE (Fonds Social Européen) ainsi que du FEP (Fonds Européen de la Pêche) et du FEADER (pour la PAC).A partir de là, nous pourrons réellement faire nos propres choix.
Nous pensons que l'équipe sortante du Conseil Régional n'a pas toujours utilisé les fonds européens à bon escient. Par exemple, sur les 300 millions d'euro FEDER, 100 millions d'euros ont été consacré à la Ligne à Grande Vitesse pour rapprocher encore plus Rennes de Paris, alors que nos réels besoins ferroviaire sont à l'intérieur même de la Bretagne.
Nous souhaitons mettre en avant dans la gestion des fonds européens l’innovation et la recherche, et l’agriculture. L’innovation tout d’abord, car elle conditionne le développement économique futur de la Bretagne. La Région Bretagne ne consacre que 1,64 % de son PIB à l'innovation, alors que les préconisations de l'Union Européenne sont dans ce domaine de 3 %. Il faut que la Bretagne puisse compter sur ses propres forces pour se développer. Elle a le taux le plus important de réussite au baccalauréat de l’Hexagone. Sachons utiliser cet énorme potentiel dans la recherche, l’innovation, la création d’entreprises. Nous avons déjà des atouts en termes de recherche et d’innovation : on peut citer la santé autour de Nantes, les télécommunications (TIC) dans le Tregor ou encore la recherche marine à Brest. Nous pouvons mieux faire, pour les prochaines années. Une première étape pourrait être le renforcement de l’université européenne de Bretagne avec l’intégration des établissements de Loire-Atlantique.
La Bretagne est concernée directement par l’agriculture et la pêche. Il convient que ces activités soient menées dans le respect des ressources et de l’environnement. Mais il faut le faire en développant les emplois des agriculteurs et des pêcheurs. L’apport de la PAC est important pour faciliter le passage d’un modèle à un autre.

La liste Nous te ferons Bretagne comprend des membres du Parti Breton, mouvement qui se présente comme fédéraliste européen. Quelle est votre propre vision du fédéralisme ?

Jacky Flippot : C'est effectivement en tant que membre du Parti Breton que je suis candidat Nous Te Ferons Bretagne, tête de liste en Loire-Atlantique. Notre vision de la Bretagne et de l'Europe sont liées. Nous nous considérons comme fédéralistes européens parce que nous voulons qu'à terme l'Europe devienne une Fédération, avec une constitution adoptée par l'ensemble des citoyens européens. Et à terme, nous souhaitons que la Bretagne soit un membre à part entière de cette Fédération. Pour nous le fédéralisme européen signifie l'égalité entre les identités, le respect des diversités, la tolérance et l'ouverture aux autres comme fondements d'une communauté politique. Nous entretenons d’ailleurs des liens étroits avec des partis très en avance sur les problématiques européennes, des partis clairement fédéralistes comme Convergencia i Unio en Catalogne, ou le Parti Nationaliste Basque, ou bien encore nos amis flamands de la N-VA.
Tous ces partis sont représentés au Parlement européens, avec les Verts/Alliance libre européenne (les Flamands) ou avec les libéraux et les démocrates (CiU et PNV). En collaborant, nous pourrons orienter le développement de l’UE vers une Europe fédérale. Nous pourrons peut-être un jour refuser le diktat des socialistes et des populaires sur la Commission européenne, par exemple.
Comme pour l'émancipation de la Bretagne, la construction d'une Europe fédérale ne se fait pas du jour au lendemain, mais en plusieurs étapes. Les prochaines doivent aller pour nous dans le sens d'une autonomie des institutions européennes. Nous voulons la fin progressive de l'unanimité au Conseil des ministres, du monopole d'initiative de la Commission, de sa possibilité de bloquer les amendements en forçant l'unanimité au conseil des ministres.
Nous voulons que le Parlement Européen puisse être associé à la diplomatie européenne.

La recherche et les Universités Bretonnes

Depuis 2007, l’Université Européenne de Bretagne regroupe les universités, écoles d’ingénieurs et équipes de recherche présents dans la Bretagne administrative mais nous avons également besoin des enseignants, des chercheurs et des 40 000 étudiants de Nantes et Saint-Nazaire. La Région Bretagne se doit de mettre au premier rang de ses préoccupations les collaborations entre toutes les universités bretonnes et viser à développer un pôle universitaire à dimension internationale.

Nous soutiendrons les programmes de recherche liés aux savoir-faire d’excellence de la Bretagne, en adoptant, en concertation avec les scientifiques et acteurs professionnels bretons, une stratégie déterminant les priorités pour la Bretagne dans les 20 prochaines années.





Programme Nous te ferons BretagneLe Programme de "Nous te ferons Bretagne" (PDF)

lundi 8 mars 2010

Un nouveau modèle social breton

La Bretagne est un pays de tradition mutualiste à travers ses organisations agricoles et ouvrières et son dynamisme associatif. La crise économique, la remise en cause du plein emploi, la fin de l'Etat providence, nous obligent à reconstruire des institutions de solidarité au niveau de la Bretagne. Nous devons nous y employer. Plus qu'un simple traitement social de la crise, nous nous positionnons pour la construction d'un nouveau modèle social breton.

Nous voulons soutenir une loi cadre des relations employeurs/salariés pour promouvoir un esprit d'entreprise fondée sur le respect des personnes et le but professionnel de l'entreprise et non plus uniquement sur le tout financier. Faire une analyse de la situation des « travailleurs pauvres » pour sortir de l'exclusion et de la pauvreté. Créer un Office Breton du Logement avec pour objectif un logement décent et économe en énergie pour chacun. Mettre en place des petites structures de santé de proximité, type « maisons de la santé », en relation avec les grands CHU. Créer une Caisse d'Assurance Maladie autonome en Bretagne, en s'inspirant de ce qui se fait dans ce domaine en Alsace et qui reconnaisse le libre choix thérapeutique.





Programme Nous te ferons BretagneLe Programme de "Nous te ferons Bretagne" (PDF)

L'ÉNERGIE

La maitrise de l’énergie et la promotion des Energies Renouvelables

L'enjeu de l'énergie est mondial. Le protocole de Kyoto (1997) stipule le maintien des Gaz à Effet de Serre (GES) au niveau de 1990. Le Paquet Energie Climat de l’Union Européenne (2008) a pour objectif la règle des 3 fois 20 d'ici 2020: réduction de 20% des GES, réduction de 20 % de la consommation, production de 20 % d'énergie renouvelables. La Bretagne doit donc répondre aux objectifs définis par les instances internationales et, de plus, faire face à des enjeux spécifiques. La Bretagne dépend largement d'approvisionnements extérieurs. Pour l'instant, la Bretagne produit environ 5 % de ses besoins globaux et 20 % de son électricité avec la centrale thermique de Cordemais. L'électricité représente un quart de la consommation globale, le reste étant le gaz et les produits pétroliers. Cordemais assure 40% de la production de la Loire-Atlantique. Cette centrale comprend 4 tranches, 2 au charbon de 600 MW et 2 au fioul lourd de 700 MW, dont une a été rénovée en 2007. Depuis 10 ans de gros investissements ont été réalisés pour rénover et diminuer les émissions toxiques, mais cela reste du charbon et fioul lourd.

Objectifs : anticiper la fin du pétrole "pas cher", assurer la continuité du service public et l'attractivité de la Bretagne, atténuer l'effet écologique du changement climatique, créer des nouvelles filières sources d'emplois nouveaux, promouvoir les énergies nouvelles, maîtriser la consommation, refuser le nucléaire. L'objectif étant à terme l'autonomie énergétique de la Bretagne

Moyens : la Région Bretagne dispose déjà de plusieurs outils institutionnels, l’Observatoire des l’Energie et des GES (2009), le Plan Energie Bretagne (2007), le Schéma régional éolien (2006), le Contrat ADEME pour 2007/2013. Il faut désormais aller plus loin en mobilisant les fonds d'investissements publics et privés, notamment pour l'installation d'énergies marines.

Nous voulons

- une politique des transports incitative vers les transports collectifs,
- une amélioration de la performance énergétique du parc immobilier du Conseil Régional, notamment les lycées,
- une politique incitative pour les énergies renouvelables : solaire thermique et photovoltaïque, biomasse,
- développer l'éolien terrestre et l'éolien maritime. Définir en partenariat avec les autres utilisateurs de la mer, les zones destinées à recevoir un projet de production d’électricité offshore, en amont, pour lancer les appels d’offres à l’initiative de la Bretagne.
- un soutien à la valorisation sous forme d’électricité des déchets de l’élevage et de l’industrie agroalimentaire (unités de méthanisation).
- mettre en oeuvre un plan énergie bois visant à structurer la filière et gérer la forêt bretonne,
- une recherche plus efficace, mutualisant les moyens de Nantes à Brest et de Rennes à Lorient.
- un centre de recherche et d’essai des énergies marines (courant, vague, houle).
- créer un fond "souverain breton" comprenant la participation du Conseil Régional, des acteurs financiers bretons et étrangers, et un appel aux investissements des particuliers.





Programme Nous te ferons BretagneLe Programme de "Nous te ferons Bretagne" (PDF)

Stummadur ar re yaouank ha treug micherel an oadourien

An diorroerezh. Hollret eo an diorroerezh evit an holl Vretonezed ha Bretoned.
Skorañ a raimp poentoù pouezus eus ar spesadelezh vreizhat en diorroerezh.
perzh kreñv an tiegezh er reizhiad diorren,
gallout skoliañ ar vugale kerkent ha tapet ganto o daou vloaz,
krouiñ pe reneveziñ tiez-skol a-vent gant an den.

Ar re yaouank. E-ser ar Rannvro emañ mererezh al liseoù, ar pezh a ro tu dezhi da wellaat stummadur ar re yaouank. C’hoantaat a reomp e vefe muioc’h a eskemmoù etre al liseoù ha bed al labour hag aesaat an eskemmoù etre ar skolioù er par etrevroadel. Evit ar studierien hag an deskarded, aesaat al lojañ, an dezougen ha darempred tiez ar sevenadur.

An oadourien. E-touez kefridioù ar Rannvro en deus ar stummadur ur renk uhel. Ret eo dezhi gwiriañ e klot kinnigoù ar stummadur kendalc’hus gant ezhommoù gwirion bremañ hag arc’hoazh armerzh Breizh, kement-mañ o toujañ da ziorroadur personelezh an dud. Hor pal eo respont da ezhommoù stummadur micherel an oadourien penn-da-benn d’o buhez, ha rakwelout ar c’hemmadennoù da zont en armerzh (el labour-douar, en adeiladur ekologek, er sevel kirri, en elektronik…).






Program Ni ho savo Breizh
Program "Ni ho savo Breizh" (PDF)

Le rayonnement de la culture bretonne

La Bretagne a été de toutes les aventures culturelles qui ont marqué l'Europe. Il est inutile d'opposer culture contemporaine et culture traditionnelle. Nous souhaitons intégrer dans un même projet universel la culture en Bretagne et la culture bretonne. Il y a d'abord un besoin de rééquilibrage vis-à-vis des expressions culturelles bretonnes spécifiques dont le soutien est limité à moins de 10% des budgets culturels. Chaque famille qui le souhaite doit pouvoir bénéficier d'un enseignement bilingue breton/français sur tout le territoire breton. La formation des enseignants bilingues sera une de nos priorités.
Nous voulons mettre en valeur l'Histoire de Bretagne et éditer une Histoire de Bretagne à destination des jeunes, notamment des lycéens. Développer l'usage public du breton dans la vie publique. Soutenir la création culturelle en breton, en français et en gallo, pour l'audiovisuel, le théâtre, l'animation, l'édition, la musique, la danse. Nous voulons soutenir la créativité artistique, tout particulièrement à partir du milieu scolaire. Soutenir les musiques actuelles et les arts contemporains. Le dynamisme économique et culturel de la Bretagne ne peut se faire qu'avec une bonne information et un sentiment d'appartenance renforcé. Il est urgent aujourd'hui de créer une chaine de télévision et une radio couvrant l'ensemble des 5 départements bretons.
Nous demandons le transfert des compétences et des fonds de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) à la Région et que cesse l'inégalité de traitement quand on sait que la ville de Paris, à elle seule, accapare 65 % du budget culturel de la France.





Programme Nous te ferons BretagneLe Programme de "Nous te ferons Bretagne" (PDF)

samedi 6 mars 2010

Elections régionales Christian Troadec : débat sur la fracture territoriale

A l’occasion de la campagne des Régionales, Christian Troadec, tête de liste de « Nous te ferons Bretagne » invite la population à un débat, samedi 6 mars, à 18 h, salle des Halles à Carhaix.

Au cœur des discussions, l’avenir du Centre-Bretagne, ses atouts et ses capacités de développement en particulier par la mise à 2X2 voies de la RN164. Une priorité majeure pour le développement économique de notre région à l’heure où la ligne grande vitesse se crée entre Rennes et Paris. Il sera tout aussi question de la fracture territoriale entre l’Est et l’Ouest de la Bretagne. Seront aussi abordées, en compagnie de Christian Derrien, maire de Langonnet et tête de liste dans le Morbihan, les questions importantes portant sur l’emploi, l’agriculture, l’agroalimentaire, les services publics, l’environnement, la langue bretonne…

Avec la participation de Yves Pelle, ancien membre du Comité économique et social.

Un pot de l’amitié sera servi à l’issue de la réunion.

vendredi 5 mars 2010

Entretien avec Jean-Luc Bleunven , Maire de Plabennec et candidat NTFB 29



1. Quelle est la situation de l’agriculture en Bretagne aujourd’hui ?

Avec une exploitation sur trois en difficulté financière sérieuse, des perspectives de marché peu engageantes dans la majorité des productions, des contraintes réglementaires de tout ordre, l’agriculture traditionnelle arrive à la fin du modèle qui a permis un développement exceptionnel du territoire, mais au prix d’une dégradation du capital environnemental et paysager pourtant exceptionnel.
Cette situation décourage les mieux intentionnés. Personne ne peut dire aujourd’hui si la circulation des marchandises et les prix des marchés mondiaux généralisés permettront de rémunérer décemment les agriculteurs, d’assurer le renouvellement par l’installation, ni permettront à ceux qui veulent s’arrêter, ou se réorienter, de le faire décemment.
C’est l’occasion de revoir les raisonnements qui ne résistent plus aux réalités de 2010.


2. Quelles peuvent être les voies d’avenir ?

Développer la filière bio sans aucun doute avec un environnement de filière qui soit cohérent dans les objectifs de l’agriculture bio.
L’agriculture est une affaire de long terme. On ne peut donc pas laisser le marché foncier à la spéculation.
Il faut reprendre la finalité des SAFER et des établissements publics fonciers.
Repenser le statut du fermage avec des baux de carrière, et une fiscalité adaptée.
Permettre la séparation effective des biens privés et professionnels, et l’inscrire dans la loi.
Rendre possible des pluri-activités temporaires dans des statuts sociétaires de type GAEC.

3. Comment sortir des crises à répétition et agir au niveau de l’exploitation ?

Des solutions sont à trouver dans le travail en CUMA par la diminution des postes de charges les plus couteux.
Le retour à l’herbe pour les bovins et le développement des économies avec de faibles intrants, diminuer la dépendance au marché.
Développer les assurances-revenus dans une cohérence à long terme.
Chaque exploitation agricole doit redevenir une entité économique et biologique cohérente, équilibrée, et pas seulement un réservoir de matière première pour des activités agro-alimentaires.

4. Quel rôle pour la région vis-à-vis de l’agriculture ?

La région doit avoir un rôle majeur dans les politiques agricoles en lien direct avec l’Europe.
La politique environnementale et la politique de l’eau doivent trouver leur cohérence dans une politique territoriale qui aura pour but essentiel d’optimiser notre potentiel agricole et de valoriser le territoire avec une agriculture réconciliée avec la société.
La recherche appliquée doit être réorientée pour fournir des systèmes testés et durables dans un réseau de fermes expérimentales en lien avec les réalités.
Les semences, la génétique, la résistance des végétaux et des animaux, la valorisation du potentiel énergétique des exploitations (méthane, plaquettes bois…) sont des sujets prioritaires pour la recherche vers des productions plus autonomes.
La formation professionnelle devra aussi intégrer ces nouvelles réalités.

Atersadenn Jean-Luc Bleunven, maer Plabenneg ha danvez-dilennad e Penn-ar-Bed

1. Penaos emañ kont gant al labour-douar e Breizh bremañ ?

Ouzhpenn un atant diwar tri a zo diaes e stad evit a sell an arc'hant, en darn vrasañ eus an atantoù n'eo ket gwall laouen an diabell evit ar marc'hadoù, strizh eo ar reolennoù a bep seurt... Echu patrom al labour-douar gant un diorren bet dispar er vro, met ivez gant fallaenn an endro hag an taolennadoù, a zo kaer koulskoude.
Gant ar stad-mañ e vez digalonekaet ar re galonekañ. Ne c'hell den lavaret hiziv hag-eñ e vo paeet dereat al labourerien-douar, adnevesaet an atantoù pe o do tu da chom a-sav pe da cheñch micher ma fell dezho, a-drugarez da dremen ar marc'hadourezhioù ha d'ar prizioù bedel hollek.
Un degouezh mat eo evit cheñch hon doare da soñjal, na glot ket gant ar bed a-vremañ.

2. Peseurt hentoù a zo evit an dazont ?
Diorren an doare "bio" hep mar ebet, gant palioù kempoell.
Al labour-douar a zo un dra war hir dermen. Ne c'heller ket laoskel marc'had ar fontoù trafikañ.
Ret eo adkemer pal ar SAFER hag an ensavadurioù publik fonter.
Cheñch dezvad ar feurmiñ gant lizhiri-feurm respet, ha tailhoù a live dereat.
Rannañ ar madoù prevez hag ar madoù micherel, hag en skrivañ el lezenn.
Aotren al liesvicheroù berrbad e dezvadoù kevredigezhel e-giz ar GAEC.


3. Penaos echuiñ gant an enkadennoù ha bezañ oberiant war an atant war-eeun ?
Un diskoulm e c'hell bezañ al labour e-barzh ar CUMA dre zistaol ar c'hargoù a goust ar muiañ.
Lakaat ar saout e parkoù en-dro hag espern muioc'h gant nebeutoc'h a broduioù, ha bezañ nebeutoc'h diouzh ar marc'had.
Diorren ar c'hretaat-gounidoù en ur gempoell hirbadus.
Pep atant a rank bezañ un uniad ekonomikel ha biologel kempoell, kempouez, ha n'eo ket ur mirlec'h danvez krai evit ar gounezvouedelezh.

4. Petra e c'hell bezañ perzh ar Rannvro evit al labour-douar ?
Ar rannvro a rank bezañ oberiant-kenañ e politikerezh al labour-douar, oc'h eskemm war-eeun gant Europa.
Politikerezh an endro ha politikerezh an dour a rank kavout o c'hempoell e-barzh politikerezh ar vro, a vo e bal muiaat hor galloudezh labour-douar ha talvoudekaat ar vro gant ul labour-douar a-heson gant ar gevredigezh.
An enklask poellek a rank bezañ e bal reiñ ardivinkoù testet ha hirbadus en ur rouedad atantoù skouer, a glot gant hor bed.
An hadoù, ar jenetik, harz al loened hag ar plant, talvoudekaat galloudezh energetek an atantoù (treflamm, plakennoù koad...) a zo temoù pennañ evit an enklask war-zu atantoù emrenoc'h.
Rankout a raio ar stummadur micherel ober gant an temoù-se ivez.