vendredi 5 février 2010

Plan gouvernemental contre les algues vertes : un manque réel d’ambition

Le plan gouvernemental de lutte contre les algues vertes concocté sans réelle concertation dans les ministères parisiens manque cruellement d’ambition et d’innovation.

L’Etat, une fois de plus, pare au plus pressé sous la pression de l’actualité en privilégiant le curatif sans mettre en place le vaste plan de prévention nécessaire à une reconquête globale de l’eau et donc à la fin des algues vertes. Il y avait mieux à faire. Cela passe, ne serait-ce que pour assurer une véritable concertation de l’ensemble des acteurs, par la prise en main de la compétence eau par le Conseil régional et par les moyens financiers y afférent. Ce que demande la liste « Nous te ferons Bretagne ».

Sans stigmatiser une profession ou une autre, la filière agroalimentaire bretonne doit montrer qu’elle veut véritablement s’inscrire dans une démarche de qualité et de durabilité. Il y va de l’intérêt d e l’ensemble des Bretons.

Christian Troadec
Maire de Carhaix, Conseiller régional
Tête de la liste « Nous te ferons Bretagne ».
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3 commentaires:

  1. Mat tre.

    Je ne comprend pas pourquoi ce déblocage financier pour accompagner un plan élaboré depuis un centre de décision parisien.
    Débloquer cette somme pour que le Conseil régional gère lui-même ce problème, oui. Nous prendre pour des assistés, non.

    Bonne route.

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  2. Sans politique à long terme, c'est une dépense qui sera à renouveler et à augmenter chaque année.
    c'est une mesure d'urgence, pas une mesure radicale. c'est un coup d'épée dans l'eau.
    ce n'est pas de cette politique que nous avons besoin.

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  3. Problème les acteurs économiques bretons sont confrontés à une concurrence impitoyable avec d'autres bassins de production qui dont certains d'entre eux sont loin d'être dans les normes pour exemple l'élevage laitier en Grande Bretagne .Démarche de qualité oui mais les consommateurs
    ont d'une part un budget de plus en plus serré avec la crise et la tendance depuis les années 1960 est à la réduction de la part alimentaire dans le budget des ménages de 50% à environ les 15% aujourd'hui au profit de tous les gadgets de la société de consommation .J'ai un collègue producteur de viande bovine en bio qui m'a dit que suite au sommet de Copenhague la demande avait fortement chuté du fait que les consommateurs de cette viande avaient été sensibles au discours comme quoi les ruminants étaient en grande partie la cause du réchauffement climatique! ! ! ce que je considère comme complètement stupide il y a des ruminants sur terre depuis la nuit des temps le trafic aérien depuis moins ce cent ans .L'internet qui contribue pour 19% est encore bien plus récent .
    Dans les années mille neuf cent soixante en Bretagne il y avait beaucoup de jeunes dans des exploitations bien trop petites pur tirer un revenu les autre activités économiques étant peu développées puisque depuis la fin du dix septième la Bretagne a subit une situation quasi coloniale qui a bloqué l'évolution de son économie et ses nécessaires mutations au cours de la révolution industrielle et en partie de ce fait les jeunes des années 1960 dans les campagnes au moins n'aient d'autre choix que l'émigration alors c'est à ce moment là qu'une partie d'entre eux pour pouvoir rester vivre et travailler au pays ont développés l'élevage hors sol ce qui a contribué à créer beaucoup d'emplois en amont et en aval(Voilà pourquoi je trouve que c'est un peu facile pour certains donneurs de leçons qui ont fait le choix d'aller servir des sociétés françaises étatisées de dénigrer ce système sans discernement ) .Au fil du temps la concentration des ces élevages a pris de l'ampleur surtout dans certaines régions de Bretagne et on en subit les conséquences aujourd'hui il est vrai .Le passage du système de litière solide au liquide a aggravé le phénomène de plus par rapport à d'autres pays le réseau des ruisseaux et rivières est dense . Le vallonnement (érosion) la perméabilité d'une grande partie des terres tous ces éléments ont aussi contribué à accroitre les les dégâts .Mais je pense que l'on sous estime les causes non agricole de la prolifération des algues vertes

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